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pile de vêtements dans les bras d'une femme
Quotidien

Mode et slow-conso, comment s’habiller mieux ?

Depuis des années, de nombreux•ses journalistes lèvent le voile sur les travers de l’industrie de la mode. Pollution, destructions des ressources, esclavagisme… Des conditions de productions atroces pour des vêtements qui s’entassent sur nos étagères.
Motivée par des raisons éthiques et écologiques, une mouvance a émergé ces dernières années : la slow-conso.

Consommer moins et surtout consommer mieux, voici la base de la slow-conso. Très appliquée à l’alimentaire et à la cosmétique, elle se retrouve aussi au niveau vestimentaire.
Comment consommer mieux tout en restant bien habillé•e ?

Réfléchir à son mode de consommation

On a tous et toutes un rapport particulier au vêtement. Il défini une grande partie de notre apparence physique et reflète notre personnalité. Cependant, on a tous notre manière de consommer la mode. Du shopping addict à l’acheteur•euse sporadique, du renouvellement de garde-robe à toutes les saisons à l’archivage de tous ses anciens vêtements… Plein de comportements différents existent.

Personnellement, j’achetais rarement des vêtements mais en quantité. Depuis quelques temps, j’essaie de bousculer mes habitudes d’achat pour consommer moins, mais surtout mieux. Pour parvenir à mes fins, j’ai mis en place plusieurs stratégies :

  • Faire le point sur mon stock de vêtements et mes besoins
  • Eliminer mes pulsions d’achats sur des vêtements que finalement je ne porte jamais
  • M’informer sur les marques que je consomme et me lister des marques éco-responsables et éthiques
  • Ne pas consommer uniquement des produits neufs

Après avoir fait un tel bilan, il est plus simple de faire des changements !

Résister à la mode éphémère et réinvestir les basiques

La mode est en perpétuel renouvellement. Chaque saison apporte son lot de pièces incontournables, les couleurs phares à avoir dans sa garde-robe, etc. Cependant, d’année en année des pièces similaires reviennent sur nos étagères.

En se ré-appropriant les codes de la mode et en l’adaptant à soi et à son style, il est possible de réduire le volume de ses achats.

L’astuce la plus simple et d’avoir une sélection de basiques dans son placard. Les basiques c’est formidable. Ils peuvent se porter en tout temps et peuvent facilement être intégrés dans une tenue. Pour twister celle-ci et lui apporter du caractère, on ajoute une pièce plus imposante ou des accessoires. De plus, trouver des basiques de bonne qualité et éthique est relativement simple et peu coûteux. Certes, on est loin des débardeurs à 3€ de chez H&M mais il faut ce qu’il faut.

Se tourner vers la 2nd main

Comme dit précédemment, de nombreuses pièces et tendances reviennent d’années en années. Réutiliser des anciennes fringues pour se remettre à la mode c’est possible ! Depuis 10 ans, les friperies se multiplient en France et chiner redevient tendance.
Dans les grandes et moyennes villes il devient aisé de trouver des friperies avec des pièces de qualité. Attention cependant ! Avec le retour en force de la chine, certaines friperies ont grandement augmenté leurs prix.

Les vide-dressings sont aussi de plus en plus usuels, organisés par le biais des réseaux sociaux, lors d’événements ponctuels ou via des plateformes telles que Vinted. Comme ce sont souvent des ventes de particuliers, les prix sont plus bas qu’en friperie. L’occasion de faire de belles affaires… Ou de tomber sur une vente pourrie.

Il existe une troisième option pour le seconde main : les échanges et les dons intra-familiaux ou entre ami•e•s.
Sérieusement, qui n’a jamais dépanné un•e ami•e d’un t-shirt lors d’une soirée ? Qui n’a jamais donné un vêtement qu’iel ne mettait plus ?
Mettez vos vêtements en commun voyons !
Rien ne sert d’avoir des vêtements à moisir dans un placard s’il peuvent servir à quelqu’un d’autre.

Se servir du marché de la seconde main a de nombreux intérêts d’un point de vue de la slow-conso. Il permet de limiter le gaspillage de ressources en réutilisant des vêtements ; de limiter les impacts humains en ne repassant pas par des chaines esclavagistes ; et de favoriser l’économie locale lorsque les achats ne sont pas effectués en ligne.

L’autre principal avantage est bien sûr financier. Globalement les vêtements sont moins chers en seconde main, sauf exceptions. Je pense particulièrement au vintage et aux marques de luxe, dont la cote a tendance à augmenter avec le temps.

S’intéresser aux marques éthiques et éco-responsables

Des marques de petite et moyenne ampleur tentent de changer la face de la mode. On parle dans ces cas de mode durable, mode éthique ou éco-responsable.

C’est bien joli tous ces mots, mais ça veut dire quoi exactement ?

Quelques définitions

  • La mode éthique a une dimension sociale, elle se soucie des conditions de vie et de travail des travailleur•euses du textile
  • La mode écologique et éco-responsable est centrée sur l’impact environnemental de la mode
  • La mode durable est centrée sur la qualité du vêtement et son intemporalité
  • La mode recyclée est basée sur la réutilisation de matériaux pour produire de nouvelles pièces
  • La mode responsable est un concept globale qui recoupe la mode éthique, écologique et partiellement la mode durable et recyclée. Elle s’appuie sur une consommation consciente de l’acheteur•euse.

Se renseigner plus en détail : la page Wikipédia sur la mode éthique

Le but ? Veiller à mieux consommer en sélectionnant des entreprises présentant un impact positif.  Ça peut être acheter en priorité chez des marques revalorisant le travail de leurs employé•es, utilisant des matières naturelles respectueuses de l’environnement, incorporant des techniques traditionnelles à leurs vêtements… 

Et les marques de créateur•ice ?

Favoriser les marques locales et de petit•es créateur•ices est un autre choix. Tracabilité du produit, soutien à l’économie locale, valorisation des savoirs-faire artisans… Il n’y a que de bonnes raisons de choisir la création !
Surtout qu’il y a de nombreux•ses créateur•ices dont les vêtements ne sont pas plus chers que certaines marques de prêt-à-porter « classiques » !

Se trouver des sous-vêtements durables

Les vêtements les plus « jetables » sont les sous-vêtements. Usure rapide, matières souvent peu qualitatives… Les chaussettes, culottes et autres sous-vêtements sont des crève porte-monnaies et des remplisseurs de poubelle. S’orienter vers les marques durables et des matières premières plus qualitatives permet de limiter les impacts négatifs de cette catégorie de vêtements.
Par exemple, la marque Archiduchesse propose des chaussettes qui durent dans le temps. De manière plus globale, Organic Basics propose des sous-vêtements et basiques en coton bio. Ces vêtements ont cependant un prix élevé et ne sont pas à la portée de tou•tes.

Mes marques slow-conso préférées

J’ai mes quelques marques chouchoutes pour une mode plus slow-conso. Pour les vêtements j’ai un coup de coeur pour la marque parisienne Voriagh, dont les collections sont pensées pour être durables et s’adapter à toutes les morphologies. J’en avais déjà parlé à propos d’un pull vegan réalisé par Miska.
Au niveau chaussures j’ai complètement adopté mes derbies de chez Minuit Sur Terre, une marque vegan bordelaise. Un an que j’ai acheté une de leurs paires et elle est toujours en très bon état !
Pour tout ce qui est jeans, je regarde fortement du côté de la marque française 1083 qui propose des vêtements confectionnés en France.
Côté lingerie, je m’intéresse beaucoup aux marques de créatrices. Sacha Kimmes, JulieK, Gang de Fesses, autant de créatrices qui méritent notre attention et notre argent !

Pourquoi ne pas se coudre ses propres vêtements ?

Et pourquoi ne pas être un peu plus acteur•ice de son style ? Et passer l’étape machine à coudre ?

Alors forcément, ça ne se fait pas en un jour. Il faut apprendre les bases de la couture, à utiliser un patron, à trouver des astuces couture, acheter ses tissus… 

Produire ses vêtements apporte de nombreux avantages. Choisir soigneusement ses tissus et leur origine, avoir des vêtements adaptés à sa morphologie, contrôler la qualité et la production de ses vêtements… Sans compter que ça permet de se détacher partiellement d’une industrie toxique sur plusieurs niveaux.

Passer ainsi de consommateur•ice à acteur•ice permet de revaloriser de nombreux savoirs-faire, parfois au sein d’une même famille. C’est un loisir concret, qui apporte du lien social. Entre couturièr•es amateur•ices les échanges de compétences et de connaissances sont nombreux. Au sein de familles ou de communautés ce loisir permet aussi la perpétuation de traditions, hors d’une industrie de la mode très normalisée.

De nombreuses associations proposent des ateliers coutures ou tricot, le tout est de trouver celles proches de chez nous !

Se tourner vers la slow-conso

La slow-conso c’est avant tout consommer de manière consciente. Le but est de connaitre les enjeux de l’industrie de la mode tout en essayant de consommer moins et mieux.
Se faire plaisir en prêtant attention à ne pas impacter négativement autrui.

Il y a de nombreuses manières d’améliorer sa manière de consommer la mode. Le tout est de trouver son équilibre personnel.

Et vous, êtes-vous plutôt minimaliste, slow-conso ou pas du tout ?

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