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Photo du marché de Noël 2018 de Brest
Quotidien

Non, je ne serais pas une meilleure “moi” cette année

L’année 2019 a débuté, avec son lot de bonnes résolutions. Dont 90% (chiffres du ministère officiel des statistiques aléatoires) ont déjà été abandonnées avant la fin de la première quinzaine de janvier.
Cette année, je n’ai pris aucune résolution. Je boycott cette tradition et je n’ai aucun regret.
Non, en 2019 je ne serais pas une meilleure version de moi-même.

J’ai déjà mis tous mes efforts dans 2018

Et on ne va pas se cacher que 2018 fut un huge mess for me.
J’ai passé l’année a essayer d’être la personne la plus agréable possible sans cesser de me manger averse après averse dans la face. Ça m’a demandé une énergie considérable. Clairement, à certains moments j’aurais pu alimenter toute la France en électricité.
J’ai couru dans tous les sens, déménagé, suivi une formation, enchaîné les missions… Combinés à de profonds chamboulements dans ma vie.
2018, année de l’épuisement généralisé.

Des projets, j’en ai déjà assez

Malgré l’abandon de certaines de mes activités bénévoles, j’ai toujours plein de projets en cours et en attente. Je ne vais pas m’amuser à rallonger une liste qui est déjà pleine pour les deux années à venir. Sans compter les projets ponctuels pour lesquels je suis régulièrement sollicitée.

Et surtout, j’en ai marre de cette course à la perfection

Aujourd’hui j’ai 24 ans passés. J’ai accumulé plus de 15 ans d’études à donner le meilleur de moi-même, parfois au détriment de ma propre santé. Des années de vie de couple où je me suis donnée corps et âme pour faire tenir cette chose ténue qu’est l’amour.
Sans compter des heures et des heures accumulées devant des miroirs à essayer de paraître au mieux de moi-même pour mon boulot, mes études, ma famille.
Et je sais qu’on est bien trop nombreux•ses dans ce cas.
Finalement, est-ce que cette course à la perfection ne nous détruit pas à petit feu ? Est-ce qu’on ne se fait pas trop de mal à courir après cet idéal de l’humain•e parfait•e, dans son job, sa famille, dans TOUT ?

Je ne suis pas parfaite. Je ne le serais jamais. Puisque, spoiler alert, personne n’est parfait.
C’est un leurre.
J’ai trop essayé d’être parfaite encore et encore. Et comme chacun•e a sa vision de la perfection, je n’été jamais assez bien. Tout ceci ne m’a rien apporté si ce n’est des failles dans mon estime de moi.

Je préfère me recentrer sur moi-même plutôt que performer

Ma vie n’est pas une pièce de théâtre, mon identité n’est pas une façade. Maintenant j’arrête de répondre aux attentes des personnes sur mon Moi.
Bye maquillage de circonstance, tenue vestimentaire corporate et encombrement matériel.
Je me refocus sur moi-même et sur ce qui m’apporte de l’intérêt et de la joie. Et surtout j’arrête de faire des choses qui vont à l’encontre de mon éthique pour remplir des attentes extérieures.
2019, on arrête les conneries.

Cependant, en 2019 je ne stagnerai pas

Je continuerai à avancer. Mais sur mon propre chemin, avec les projets qui me tiennent à coeur, à l’allure qui me convient.

Il est souvent dit que notre génération en demande trop. Au contraire, je pense que notre génération est trop sollicitée. On est jeune, on doit être dynamique, au top en permanence, maitriser tous les sujets. Etre prêt•e à sauter d’un projet à l’autre, d’une boite à une autre boite voire les cumuler. Etre des pro de l’équilibre face à la précarité. Etre toujours dans la performance face à un monde qui s’écroule tous les jours un peu plus.
Et le payer sur notre santé mentale.

Moi, personnellement, j’arrête.
Je sais ce que je vaux. Je sais ce que je peux faire. Je sais comment je veux évoluer. Et je ne veux plus payer de ma santé. Je ne veux plus m’abimer sur des objectifs inatteignables.

Non, en 2019 je ne serais pas une meilleure version de moi-même.
Je serais moi.
Raw.
Et ce sera bien assez suffisant.

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