Osmophoria

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Château surplombant un moulin en Mayenne
Quotidien

Et un jour, lâcher prise

Do you ever feel
Like a plastic bag
Drifting thought the wind
Wanting to start again?

C’est avec ces quelques paroles de Katy Perry que j’entame cet article centré sur le selfcare, prendre soin de soi. Les dernières semaines ont été très dures pour moi, physiquement et mentalement. Beaucoup d’incertitudes, de projets urgents à boucler et de soucis personnels m’ont vidés de mon énergie et commençaient à attaquer sérieusement ma stabilité mentale.

Pour court-circuiter la tempête à venir, j’ai préféré lâcher prise.
Je suis une personne d’habitudes, qui passe une bonne partie de mon temps entre son couple, son chien et son boulot. Mais pour me retrouver, je devais partir loin des murs de ma maison, de ma ville. Pour se faire, je me suis octroyé deux jours pour souffler, pour me reconnecter avec moi-même.

Le samedi, j’ai quitté mon boulot, pris quelques affaires et la route. Pas d’itinéraire, pas de destination prévue. Je voulais me sentir libre d’aller où je le voulais et de voir ce que je voulais voir.
Mon seul impératif était de rentrer le dimanche soir.

Vous savez, dans nos vies où chaque seconde doit être productive, où l’on court sans cesse entre la maison et son/ses activités, le plus simple pour se vider la tête reste d’ouvrir une bouteille ou une boite de médicaments. Mais ce n’est jamais complètement efficace pour moi.
M’échapper de ma vie de tous les jours me l’a permis.

J’avais oublié combien c’était agréable de ne penser à rien, de se laisser porter par le moment. De regarder autour de soi, d’ouvrir les yeux pour découvrir et non pour rechercher quelque chose de particulier. De s’émerveiller de peu, sans rien attendre en retour.

Papillon sur une plante sauvage

J’ai passé ma nuit chez une amie, à l’imprévu. Comme j’avais atterri près de chez elle, je lui avait proposé d’aller au restaurant. Elle m’a proposé un lit pour la nuit. J’ai vraiment des ami.e.s formidables ! De base, j’avais prévu assez d’argent avec moi pour trouver un petit hôtel au besoin, ahah. De fait, ne sachant pas dans quel état je finirais, j’avais pris pas mal d’affaires « au cas où », comme un peu de nourriture, un duvet, une bière (il faut être parée à tout) et des clopes (alors que je ne fume pas ??).

Après mon trajet Rennes-Tours de la veille, j’ai poursuivi ma fuite vers l’Est. Direction le Centre de la France et Bourges si mon timing le permet.
Astuce : ne vous arrêtez pas à Chenonceaux juste pour jeter un coup d’oeil. Vous perdrez votre temps.

Après moults arrêts « joli spot », j’arrive à Bourges. En errant dans les rues, les yeux s’arrêtent sur la façade du palais Jacques-Coeur. Le monument étant ouvert à la visite, j’y suis allée.
Avec l’entrée gratuite pour les moins de 26 ans, je ne prenais pas de grands risques !C’était merveilleux. Tout était tellement beau que je n’ai pas vu le temps défiler. J’étais à peine sortie de ma visite qu’il était déjà temps de rentrer chez moi ! C’est ça de ne pas se prévoir de planning, des fois il n’y a pas le temps de tout faire !

Heureusement mon retour fut agrémenté de nombreuses moissonneuses-batteuses, pour mon plus grand plaisir !

Moissonneuse-batteuse en récolte

Mes conseils pour s’organiser une expédition « lâcher-prise »

  • Tout d’abord, se questionner sur nos besoins et notre fonctionnement : est-ce que je suis capable de passer du temps complètement seul.e ? Est-ce que je dois me fixer des points de repères ? Une destination ? Prévoir un lieu pour dormir ? Combien de temps suis-je capable de conduire ?
  • Penser aussi matériel : faire un roadtrip sans voiture c’est compliqué, mais il peut être possible de se faire une balade en vélo en fonction de ses capacités physiques. Dans ce cas-là, les préparatifs seront différents et plus poussés.
  • Définir clairement combien de temps on veut partir, et s’y tenir. Ne pas voir trop long non plus, surtout si l’on est fragile et/ou qu’on a pas l’habitude d’être seul.e
  • Avoir de quoi survivre : de la nourriture (pain, gâteaux, fruits…), beaucoup d’eau (encore plus s’il fait chaud, en prévoyant minimum 3L/jour pour être large), du change, des affaires de toilettes…
  • Définir ses attentes : pourquoi je veux faire ça ? Sur quoi est-ce que je veux réfléchir ? Et se dire que ce n’est pas grave si toutes nos attentes ne sont pas remplies. Nous ne sommes pas parfait.e.s et se montrer indulgent.e.s envers nous-même est peut-être bien le plus important !

 

Petit pont sur le Cher

Toutes les photos illustrant cet article ont été prises par un Fujifilm X-T10 avec un objectif Fujinon XF 23mm

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